| Comment reconnaître une Écriture Dysgraphique © GGRE Chantal Thoulon Page Les troubles de l'écriture sont fréquents chez l'enfant et l'adolescent. Ils sont parfois le symptôme d'une "dysgraphie". La dysgraphie est un désordre affectant l'aisance, la lisibilité ou la rapidité de l'écriture qui se détecte en général vers 7/8 ans. Cette déficience de l'écriture, mettant l'enfant en échec scolaire, ne s'accompagne d'aucun trouble neurologique ou intellectuel. Elle engendre généralement une grande anxiété, qui s'aggrave lorsque l'on demande à l'enfant de s'appliquer. Vous trouverez dans ci-dessous les éléments qui vous permettront d'en établir le diagnostic, et de rendre ainsi à l'enfant ses chances de réussite scolaire par une rééducation appropriée. Une écriture dysgraphique présente une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, alors que le modèle calligraphique devrait être acquis : Un trait sale Une mauvaise liaison Une mauvaise prise d'espace Une dimension mal maîtrisée Un excès de raideur Un excès de mollesse, Un mélange de raideur et de mollesse Une illisibilité générale Une lenteur à la scription Une précipitation difficile à maîtriser
Il ne s'agit pas de taches d'encre ou de transpiration : le trait est de mauvaise qualité, inégal dans sa texture, trop appuyé ou trop léger, ou parfois les deux à la fois, trop maigre ou trop empâté, avec des retouches et/ou des pochages (lettres emplies d'encres : e, a, o, hampes et jambages engorgés)

avec des soudures maladroites entre deux lettres qui devraient se succéder sans coupure des gestes non maîtrisés, des m et n anguleux, cabossés des télescopages de lettres qui s'entre-choquent


malgré le quadrillage du papier : tracé vacillant (comme s'il était écrit dans un train), mots dansants sur la ligne, mots trop espacés ou trop serrés, mots mal cernés, mal différenciés les uns des autres, trous dans les mots

une écriture trop grande ou trop petite ou trop inégale : coexistence de lettres grandes et petites dans un même mot, avec parfois un non respect des trois zones de l'écriture

avec une prédominance des droites sur les courbes, des "m" et "n" anguleux un appui fort, qui peut déchirer le papier, une rigidité de direction et/ou de tenue de ligne…
et parfois : des changements brutaux de direction du tracé, des cabossages sur les lettres rondes ou sur les hampes et les jambages, des télescopages, des cabrages ou renversement de l'inclinaison et des étrécissements dans la structure des lettres


une écriture aux formes incertaines, avec parfois des zones indifférenciées un étalement qui altère les proportions, un trait léger ou inégal, des "lâchages" ou affaissements dans la zone médiane, un relâchement général du tracé ….


faite de la conjonction de toutes ces caractéristiques : mauvaise forme des lettres, absence de maîtrise du geste, excès de raideur ou de mollesse, inégalités de dimension et d'inclinaison, mauvaise gestion de l'espace, mots mal cernés, trous dans les mots, liaisons hasardeuses …


qui handicape l'enfant, malgré le désir de bien faire 
Ou au contraire, avec absence de contrôle du geste graphique, qui nuit à la structure de son écriture 
Retour Ces troubles sont souvent accompagnés de fatigue et/ou de douleurs dans le bras, la main ou les doigts, parfois même dans le dos, la nuque, ou les jambes
Ces douleurs empêchent de maintenir longtemps l'effort graphique. Quand une écriture d'enfant cumule plusieurs de ces difficultés surtout au delà de 8 ou 9 ans, elle est probablement dysgraphique. Il est bon, dans ce cas, de faire un bilan graphomoteur, qui déterminera si une rééducation peut être bénéfique. Une rééducation, faite par un spécialiste du geste graphique, permet à l'enfant ou l'adolescent de retrouver en quelques mois une écriture lisible, aisée, efficace, qui remplit son rôle de transcription des idées et de communication. | |